Jeudi 10 janvier 2008
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Pour souffler un peu, j'ai demandé à mon responsable la semaine dernière à poser quelques jours de congés. Comme d'habitude, il se passe un temps
relativement long avant d'obtenir son accord.
En fait, c'est rarement le bon moment pour s'absenter. Dans la mesure du possible, il convient d'éviter les vacances scolaires, trop prisées. Le mardi et le samedi sont de grosses
journées, il vaut mieux être présent; de même que le mercredi, jour de notre réunion hebdomadaire. Accoler un congé à un jour férié n'est pas très fair-play.Un souhait de
pause en pleine campagne commerciale, c'est-à-dire 10 mois sur 12, idem.
Il est bien sûr inconvenant de vouloir faire un break alors qu'on est à la traîne sur ses objectifs, il est préférable de rester pour combler son retard. Il n'est pas judicieux non
plus de vouloir déserter son poste alors qu'on n'a pas pris la précaution de bien gaver son agenda pour son retour.
Eviter les congés trop longs, mais aussi les petites journées par-ci, par-là, qui vont désorganiser tout le monde.
Une fois déterminé le moment adéquat pour partir, reste à trouver le bon timing pour faire sa demande: Trop longtemps à l'avance, la réponse va traîner; le responsable se réservant la
possibilité d'un refus au cas où. Trop près de la date souhaitée, le chef ne va pas apprécier: on le prend de court!
En réalité, au vu de tous les motifs de refus qui me sont opposés, et même s'il ne me l'avoue pas, je me demande si la Direction ne débite pas mes jours de congés
sur le compteur de congés de mon responsable. Cela expliquerait sa constipation
chronique.
Par Cali Nestor
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Publié dans : société, banque, journal intime
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Mercredi 9 janvier 2008
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18:56
Voilà le quotidien d'un employé de banque; concilier les intérêts du client avec ceux de la banque, tout en étant en phase avec ses objectifs.
Petite astuce pour se faciliter la tâche: faire SEMBLANT d'agir dans l'intérêt du client suffit; Seules les deux autres consignes sont primordiales.
Afin de mieux dormir la nuit, il convient de faire taire sa conscience.
Malheur à celui qui ne se pliera pas aux règles du jeu: Qualifié de vieux croûton récalcitrant, de has been, il ouvre la voie pour être rejeté (viré?).
Ne jetez pas la pierre à votre conseiller financier Messieurs-Dames. Dans l'alcôve de son bureau, pas de bourreau mais deux victimes : Vous et lui.
Lui qui souffre de honte et de culpabilité, souvent. Vous, qui n'y voyez que du feu, pour peu que votre interlocuteur ait su développer, comme un instinct de survie, un certain
talent d'acteur.
Par Cali Nestor
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Mardi 8 janvier 2008
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20:53
Après 25 ans au sein d'un établissement bancaire et en proie à des doutes et interrogations face à l'évolution de mon métier, j'ai récemment sollicité
un entretien de "bilan de carrière" auprès de ma Direction des Ressources Humaines, sans trop savoir quels en seraient le déroulement et les retombées.
La forme de cette rencontre fut plaisante et conviviale. Une petite discussion à bâtons rompus, sans langue de bois ni tabou, du moins pour ma part.
Nous avons retracé mon parcours, j'ai fait part de mes attentes...Des sujets qui coulaient de source, en somme. Rien de surprenant,, de désarçonnant...Jusqu'à La Question:
VOUS AVEZ LA VOCATION?
La vocation de quoi? D'encaisser un chèque? De faire un virement au Portugal pour les prochaines vacances de Monsieur Petit? De financer la voiture du fils aîné de Madame Dubois? De
convaincre Mademoiselle Lefebvre d'ouvrir un PEL?
Que répondre, à part que pour moi, la vocation est une notion appliquable à un médecin, un avocat, un enseignant, un moine?
Quel employé de banque peut se targuer d'avoir la Vocation?
C'est quoi ce délire?
Un rien perturbée par cette question, ayant l'impression d'être le vilain petit canard de la couvée, je me tourne vers vous, espérant trouver une ou des oreilles attentives et
compatissantes face à ce quotidien qui me rend
perplexe.
Par Cali Nestor
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